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L’invention de la peinture à l’huile

L’invention de la peinture à l’huile
14 mars 2018 Leroux
broyage de pigment bleu

La naissance de la peinture à l’huile

Voilà des siècles que les artistes peignent avec des couleurs à l’huile. C’est une aventure qui a débuté bien avant  la Renaissance, mais on a pour coutume de situer son invention en Europe au début du XVe siècle. Ce sont les peintres Flamands qui en généralisent l’usage.

Avant la peinture à l’huile, les peintres utilisaient la technique de la tempera, aux recettes parfois très compliquées et à l’application laborieuse. Cette technique mixte est constituée d’une émulsion à base d’eau, de liants et de pigments. On parle de peinture à tempera grasse ou maigre selon le liant utilisé (diverses huiles, oeuf entier, jaune ou blanc uniquement, colle de peau de lapin, caséine …).

Parallèlement à l’apparition de la peinture à l’huile, l’utilisation du bois comme support laisse la place à la toile tendue sur châssis. Désormais les tableaux deviennent plus grands et plus facilement transportables, la toile pouvant se rouler. Les tableaux, exécutés avec ce nouveau médium, s’échangent, s’exportent, transmettant les expérimentations des peintres dans toutes les cours européennes.

La grande découverte et aventure de la peinture à l’huile commençait pour ne jamais se terminer. Aujourd’hui encore, de nouveaux pigments sont inventés et testés, pour le plus grand bonheur des peintres.

Des peintres innovateurs, créateurs de la peinture à l’huile

C’est bien connu, les artistes ont une curiosité insatiable, toujours à la recherchent de nouveautés !

Ainsi, en ce XVe siècle, les champs d’exploration des peintres sont multiples. Ils veulent créer de beaux fondus ou magnifier le modelage de leur figuration et recherchent de nouveaux effets optiques possibles, comme la perspective. Certains peintres, également passionnés d’alchimie et secondés par les progrès de l’industrie des teintures, de la distillation des essences et des alcools, inventent et expérimentent de nouvelles techniques picturales qui permettront alors toutes sortes de libertés.

Van Eyck, le “père” de la peinture à l’huile

C’est dans ce contexte que Van Eyck perfectionne un procédé, déjà éprouvé par de nombreux peintres avant lui. Il est peintre, flamand et extrêmement réputé de son vivant. On le considère comme l’ancêtre de toute la peinture moderne. Sa découverte, réellement innovatrice, se situe parmis les innombrables recherches de recettes relatées dans les anciens traités.

On ne sait pas précisément, malgré les analyses récentes des couches picturales de ses tableaux, la constitution de ses liants. Mais d’après les écrits de Vasari (peintre-historien italien contemporain de Van Eyck), ses peintures fraîchement exécutées dégageaient une odeur caractéristique. Ce pourrait être celle d’une huile transformée à l’état de vernis (principe de la standolie, huile de lin cuite).

Grâce à l’invention de ce “vernis à peindre” qui donne aux couleurs onctuosité et fluidité, Van Eyck peut  travailler en couches successives, en glacis lumineux, d’autant plus renforcés par l’enduit blanc qui recouvrait le support. Il joue avec les transparences et les nuances de tons en travaillant par strates colorées successives d’une incroyable stabilité dans le temps. Ses tableaux se nimbent de lumière et de délicatesse. Ainsi, ce peintre génial a su associer intimement trois composants traditionnels de la peinture, la couleurs, le vernis et l’huile.

Éclosent alors des peintres de renoms, Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, Botticelli et bien d’autres encore, qui, en adoptant la recette de Van Eyck, découvrent les multiples possibilités techniques qu’offre ce nouveau médium. Ils explorent le clair-obscur, la sensualité des modelés, les perspectives, le sfumato, les empâtements. Les tableaux gagnent en profondeur et en couleurs. L’histoire de la peinture entre dans une nouvelle ère.

La peinture à l’huile aujourd’hui

Tubes de peinture et préparationLe XIXe siècle est marqué par une révolution dans la fabrication des produits et par de fortes modifications dans les techniques. Désormais, les couleurs sont fabriquées dans des Manufactures et non plus par les artistes eux-mêmes au sein de leur atelier. Le broyage mécanique, la naissance du tube en étain (qui remplace la poche en peau de vessie) puis en plomb et enfin en aluminium et la création de nouvelles couleurs de synthèse ont ouvert aux peintres des nouveaux champs d’investigation. Désormais, ils peuvent, grâce à leurs tubes de couleur facilement transportables, sortir de leur atelier et peindre à l’extérieur, sur nature. Entourés de lumière, ils peignent comme “l’oiseau qui chante”, aimait à dire Monet. C’est la naissance de l’impressionnisme, débordante de vie et d’énergie. S’ensuit une période d’expérimentation de nouveaux médiums de toutes sortes et d’auxiliaires pour peindre. Certains auront, hélas des conséquences dramatiques sur la conservation de tableaux de Grands Maîtres.

Forts de toutes ces expérimentations et découvertes, aujourd’hui les fabricants de couleurs, soucieux du respect des recettes originales pour la conception de leur peintures, ne proposent dorénavant que des couleurs stables et lumineuses. Et chaque années de nouvelles couleurs viennent enrichir les palettes des peintres, suite à l’invention par les chimistes de nouveaux pigments. Ainsi la Manufacture Leroux, depuis 1910, perpétue une longue tradition de broyeur et fabricant de couleurs à l’huile extra-fines pour artistes, connues et reconnues dans le monde entier.

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